un concept communiste oublié ?!

Normal.dotm 0 0 1 107 611 Petit à Petit Production 5 1 750 12.0 0 false 21 18 pt 18 pt 0 0 false false false

Peut-on dire que le passage souterrain est un concept  communiste ?

Non mais c’est le point en commun entre toutes ces villes réaménagées par les Marxistes à partir des années 30.  L’apogée doit se situer à la fin des années  50.  Budapest, Varsovie, Kiev, Bucarest, Minsk s’est posé la question : comment faire traverser le piéton sachant qu’on a élargit les avenues parfois jusqu’à 100 mètres de large ?  L’avenue devient un fleuve infranchissable même la nuit,  il  faut le traverser discrètement par en dessous, grâce aux souterrains. Lieu de passage inévitable, il offre la possibilité de voir la ville en contre-plongée quand on en sort.Les marches, la rampe créent des lignes de fuites et une perspective.  Moscou apparaît peu à peu.

01
02
03
04

Il suffit d'un virage, d'un poteau électrique avec des câbles et d'un ciel bleu

 

Ne comptez pas sur moi pour vous dire quelle image a été prise sur Mulholland drive et  quelle est l'image de la Départementale 809 entre La Cavalerie et Millau.

A priori on ne peut pas imaginer que ces deux endroits peuvent à un moment donné se télescoper. Le Larzac et la Californie… Pourquoi pas l'Ile d'Ouessant et Honolulu? Limoges et Rio et de Janeiro? Et pourtant si. Il suffit  d'un virage, d'un poteau électrique avec des câbles et d'un ciel bleu. Le cadrage  y est pour beaucoup: une vue à travers de la vitre d'une voiture.  (Citroën Picasso  dans le Larzac et  Chrysler berline pour la Californie. Aucune importance il faut bien l'avouer, la voiture est hors champ). Ce qui est important c'est les flashs, pas ceux des radars,  mais ceux que notre cerveau reçoit. Ces images mentales qui font la connexion au moment où on s'attend le moins. Comme une odeur qui ressurgit  brutalement et qui nous replonge dans un ailleurs que l'on croyait enfouit.  Sur combien de routes avec un virage à gauche ai-je conduis pour repenser à cette photo prise 8 ans plus tôt sur ce chemin mythique californien? Los Angeles est en contre bas, le viaduc de Millau  n'est pas loin non plus. A chacun sa fortune,  alors qui veut tourner le remake de David Lynch dans le Larzac?

1
02

J'ai marché dans une....

J'étais allé voir Mr X,  et puis on était allé voir sa mère. Ils nous avaient raconté leur histoire. Il fallait que je les prennent en photo. On est allé dans le jardin. J'ai pris une première photo et puis je me suis reculé de deux pas.... et j'ai marché dans une merde de chien. Heureusement, j'ai appuyé sur le déclencheur et j'ai immortalisé ce dernier avertissement d'un fils et  de sa mère à un inconnu qui allait se ridiculiser.

01
02
03

 

Du beau travail MAM...

L'usine Mame à Tours, n'a aucun lien de parenté avec Michèle Alliot Marie.

L'usine Mame s'écrit donc avec un "E". C'est une imprimerie historique: ici on imprime le guide Michelin,   la collection de la Pléiade et des Bibles. Trois références en matière de nourriture terrestre et intellectuelle. L'année dernière, l'imprimerie MAME a eu  un petit souci: Elle a arrêté d'imprimer. Heureusement, elle a déménagé dans une belle zone industrielle... malheureusement elle a eu encore un petit souci: elle  a été placée en redressement judiciaire. Des dettes. Est ce la concurrence de l' e-pad et des livres numériques? On ne sait pas. C'est compliqué l'histoire de MAME. L'imprimerie existe depuis 1796, mais elle a eu un problème en 1940: un bombardement anglais. Heureusement, le jeune Alfred Mame, l'arrière petit-fils du créateur a téléphoné à son ami d'enfance Bernard Zehrfuss -l'architecte du futur CNIT à la Défense-  pour lui demander de reconstruire une belle usine.  C'était en 1950. L'architecte appelle son copain Jean Prouvé pour qu'il fasse une toiture en aluminium.  672 sheds en alu recouvrent les ateliers. Mais sur le toit,   Prouvé et Zehrfuss imaginent ensemble une sorte de Penthouse pour leur copain Alfred.... du beau travail...

 

01
02
03
04

 

Le jeu des 7 erreurs, version débutant.

 Il faut bien avouer que cela ressemble au jeu des 7 erreurs, version débutant:

Ici, on trouve un terrain de basket qui a été aménagé en parking. Du coup,  pour ne pas laisser ce parking tout seul, un supermarché a été construit.

On a construit au fond du parking, des petites maisons de style néo-provençal début de siècle. 

Il reste quelques arbres parce que l'été,  les clients sont toujours  contents de pouvoir se garer à l'ombre. Un bon réflexe si on oublie son chien ou son enfant en allant faire ses courses.

Le banc rouge s'est transformé en blouson rouge pour l'employé aux caddies. (Etrange métamorphose) 

Notez bien que, l'immeuble a été ravalé, du moins son béton s'est éclairci. 

Sur le toit, la grosse cheminée à été déplacée. D'autres plus petites sont apparues. 

 

Maintenant il faut que je vous dise: ce n'est ni une photo avant-après, ni un montage photo. Ce n'est tout simplement pas le même lieu.

Une photo vient de Rezé et l'autre de Marseille. c'est à dire à 600 kilomètres l'une de l'autre. 

Ce sont deux des cinq Cités Radieuses du Corbusier. 

Le Corbusier avait le rêve de construire des villages verticaux où les habitants vivraient  au milieu de la nature avec, à leur étage des commerces et sur leur toit, une école. C'était l'époque où la ville était sale et encombrée ou  tout simplement détruite. Bonne à reconstruire avec une part de rêve.

01
02

Espèce d'espace!

A Moscou, à partir des années 30, les voies de circulations  se sont élargies pour laisser passer les voitures. Des nouveaux éléments modernes pour oublier le XIX siècle. 

La voiture pourra rouler vite. 

Seulement voilà: qui a une voiture dans les années 30 à Moscou? 

Pas grand monde. C'est la raison pour laquelle la voiture est imaginée en mouvement et jamais au repos. Donc peu de stationnements sont prévus. Aujourd'hui, tout le monde à sa voiture et personne ne sait où la garer. 

Dans les cours, à l'intérieur des îlots  d'immeubles, des habitants privatisent l'espace public pour leur voiture. Ils créent ce que les bolchéviques avaient oublié de faire: un parking pour leur voiture.

 

.

 

01
02
03

 

(Je ne vous montre pas la moto, l'homme tatoué et la maison préfabriquée)

Ces 4 photos proviennent d'un blog américain dont j'ai perdu l'adresse.

Les photos ne sont là que pour illustrer le bonheur du jeune couple avec leur bébé.

Aucune prétention artistique. Juste de la photo souvenir. Comme souvent, la plus intéressante.

 

C'est un jeune couple qui montre son univers:  bébé,  chiens de tous formats, étui de guitare, ballon. 

(Je ne vous montre pas la moto, l'homme tatoué et la maison préfabriquée..)

 

Ce qui est saisissant, c'est le rapport d'échelle qui lie ces photos:

un ballon bleu démesuré/un chien minuscule. un bébé endormi/un chien géant. Un étui-cercueil/le bébé. 

 

Dans l'univers de bébé, l'animal et l'objet sont menaçants. 

Mais pour nous uniquement.

Sans_titre-1
Sans_titre-2

 

Une habitude à la Jacques Séguéla

 

 

C’est Sylvain G. Il est à Shanghai.

Comme tous les matins en bas de l’hôtel, des vendeurs de Rolleix attendent le client.

Comme tous les matins, en bas de l’hôtel, Sylain achète une Rolleix.

Une habitude à la Jacques Séguéla .

Le quatrième jour, je demande à Sylvain -qui a maintenant 4 Rolleix à son poignet-  ce qu’il va faire de toutes ces montres.

« Je vais les offrir à mes amis à Paris »

« mais tu ne passeras jamais la douane ! »

« Merde!! j’y avais pas pensé ! »

Sylvain est rentré à Paris et les montres sont restées en Shanghai,  mais j’ai oublié de lui demander où exactement.

A qui peut-on donner 4 Rolleix d’un coup ?  Aux vendeurs de sacs Vuitton peut-être… ?

 

 

 

Rolleix

Rolleix2

 

 

 

 

 

Un magasin le matin et un café la nuit.

Deux images de la dernière dictature européenne .

La Biélorussie. 

Un magasin le matin et un café la nuit.

 

Le magasin s'appelle Minsk. Au dernier étage, on trouve une cafétéria. On me sert une salade sous une montagne de mayonnaise.  Je me force à manger la salade pour voler la petite assiette gravée au logo du magasin.

 

Le café la nuit.

je bois une bière. Seul. tout le monde me regarde, surtout deux policiers. Je fais semblant de ne pas les voir. Je pense à l'assiette volée de l'après-midi. 

 

J'imagine qu'ils m'ont cherché toute la journée. Maintenant  ils sont heureux de m'avoir retrouvé. Ils prennent leur temps, je ne peux plus leur échapper. Ils me dévisage en riant. J'ai pas envie de finir ma bière, je ne veux pas aller dans une prison Biélorusse, je veux partir de ce café et rendre mon assiette.

Img_0186

Img_0209